La crise sanitaire et le confinement paraissent bien loin pour de nombreux consommateurs. De professionnels en seconde ligne reconnus et acclamés pour leur courage, la grande distribution alerte aujourd’hui sur la négligence des consommateurs. La crise n’est pas finie. Au contraire.

Si le masque a été rendu obligatoire dans les centres commerciaux et magasins de France, c’est suite aux relâchements des clients constatés par les professionnels du secteur: “ça faisait longtemps qu’on le réclamait” assure cette responsable. Car oui, le virus circule encore et les professionnels de la grande distribution continuent à subir des clients intolérants et négligents. 

La grande distribution continue à jouer un rôle clé

Les supermarchés et hypermarchés de France continuent d’avoir un rôle central au sein de la société alors que le pays voit toujours le virus circuler et le nombre de cas augmenter de semaines en semaines depuis la fin du confinement. La crise l’a déjà démontré, la grande distribution est un pilier central de cette crise.

Employés de terrain, caissières, manutentionnaires, agents de sécurité… tous continuent à exercer un travail remarquable malgré les circonstances pour faire tourner les magasins et réapprovisionner les rayons comme à l’aube de la crise : “certains rayons sont totalement déstructurés et nous ne parvenons pas encore à rétablir les plans fixés d’avant crise” explique cet employé regrettant que si le rythme était moins soutenu, “l’ambiance dans le magasin continue à peser”.

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La grande distribution alerte les consommateurs

Mais pour réussir cette longue traversée, les magasins doivent trouver des moyens d’alléger la pression que subissent les salariés des magasins. La crainte d’être contaminé est encore bien réelle. D’autres salariés regrettent encore les abus et insultes à leur égard : « va te faire foutre », raconte un employé récemment après avoir demandé à un client de porter son masque sur son nez. D’autres cas sont également régulièrement racontés au sein de la communauté. Récemment, c’est un agent de sécurité qui a été pris à partie par des clients parce que ce dernier leur refusait l’entrée dans le magasin.

Et donc ? Comment assurer la pédagogie et faire passer des messages de prévention quand on est un supermarché ou hypermarché qui génère des milliers de passages en caisse chaque jour ? La question n’est pas si répondue (en référence à la célèbre tendance qui circule sur les réseaux sociaux). “On n’est pas gendarmes”, insiste ce responsable de magasin.

Alors un seul mot d’ordre : se protéger, c’est protéger les autres. La crainte d’une seconde vague est encore bien réelle et les professionnels de la grande distribution seront encore là pour alimenter les magasins.