Le gaspillage alimentaire est l’affaire de tous. Des industriels aux enseignes de la grande distribution, en passant par les consommateurs, le combat contre le gaspillage devient une priorité.

Et une société, Realco, vient de mettre au point un procédé permettant de prolonger les dates limites de consommation des produits de grande consommation, et dans certains cas de doubler les délais.

Pour répondre aux nouveaux enjeux sociétaux, la société mise donc sur la longévité des dates limites de consommation pour lutter drastiquement contre ce fléau. Pour y parvenir, la société a recours à des produits d’hygiène enzymatiques. Son étude scientifique sur le sujet démontre que l’utilisation de son nouveau procédé contribue à d’augmenter jusqu’à 100% la date limite de consommation (DLC) des aliments dans les secteurs des plats préparés, de la cuisine collective et de la production de fromages ou de viande. Elle pourrait constituer une avancée majeure dans la lutte contre le gaspillage alimentaire.

Des produits de frais à la durée de vie prolongée

Le procédé est déjà utilisé aux États-Unis, temple du gaspillage alimentaire et des émissions de gaz à effet de serre : « nous avons allongé la date limite de consommation pour des hamburgers frais de 11 à 24 jours », explique le CEO de Realco George Blackman en réponse aux tests menés sur le sol américain. Le CEO affirme même avoir travaillé avec une usine de crevette du nord de la France et « amélioré la DLC […] de 6 à 9 jours ».

L’innovation pourrait être une réponse aux combats menés par les entreprises françaises, pays précurseur dans le domaine et bastion de nombreux start-up tels que Too Good To Go, Phénix ou encore Zéro Gâchis.

Pour rappel, le gaspillage alimentaire est un fléau mondiale. En plus d’être un désastre économique, il est aussi un désastre environnementale représentant près de 8% des gazs à effet de serre.

Notons aussi l’impact social du gaspillage alimentaire, sur une planète où 800 millions de personnes souffrent de la famine.