À qui la responsabilité des masques jetés sur nos plages, dans les rues… ? Pour éviter que la crise sanitaire soit aussi un désastre écologique, plus qu’économique, les enseignes de la grande distribution, leurs patrons, alertent sur les enjeux liés au recyclage des masques. 

Il y a quelques jours, le patron de l’enseigne Système U, Dominique Schelcher, partageait sur le réseau social Linkedin, un message alertant sur l’impact des masques sur l’environnement. Ce bref post, qui rappelle que le masque met 500 ans à se décomposer, a été largement relayé sur le réseau social professionnel, preuve que la prise de conscience est bien réelle : « c’est bien une preuve que la conscience écologique est à son comble et que, au-delà des crises actuelles, c’est bien la crise écologique qui est l’enjeu majeur des temps qui viennent », a-t-il rappelé quelques jours plus tard sur le même réseau.

Car pour que cet épisode sanitaire mondiale ne rime pas avec catastrophe écologique, tous les acteurs dont les enseignes de la grande distribution se mobilisent : « il nous appartient à la fin de son utilisation de protéger la planète », résume le patron de l’enseigne. 

Un test mené dans un Hyper U pour inciter au recyclage des masques

À peine portés, les voilà déjà recyclés. Le devenir des masques est important et il en va des responsables politiques, patrons et autres responsables de sensibiliser les consommateurs à la nécessité. Cette pédagogie aux consommateurs et ce besoin d’impliquer les clients aux problématiques sociétales figure parmi les chantiers RSE de la grande distribution.

Fort de ce constat, Système U a initié ces dernières semaines un moyen de collecte des masques jetables et textiles. Avec des bornes placées dans les magasins, l’enjeu est de collecter les masques au plus près des consommateurs afin de ces derniers les finissent par les jeter ailleurs.

Un premier test de collecte est lancé en ce moment dans l’Hyper U de Neuilly-sur-Marne (93). Les masques sont collectés, désinfectés, triés et les élastiques sont récupérés pour faire d’autres masques. Le reste sera upcyclés en mobilier ou isolant.

Le projet est mené en collaboration avec la startup GobUse et il sera étendu dans les locaux du siège national à Rungis. Reste à voir comment les autres enseignes assureront elles-aussi cette collecte et cette sensibilisation. L’enjeu est essentiel