Zouhir est employé de l’enseigne Monoprix. Hospitalisé depuis une quinzaine de jours après avoir été infecté par le coronavirus, ce dernier ne touchera pas la prime exceptionnelle de 1000 euros promise par le gouvernement.

Cet employé du rayon fruits et légumes de 55 ans est salarié depuis près de 19 ans au Monoprix des Passages, en région Parisienne. En avril dernier, en période de confinement, ce dernier a contracté le virus. Hospitalisé et donc en arrêt, il a appris qu’en raison de son absence il ne touchera pas l’intégralité de la prime de 1000 euros promise par l’enseigne. Dans un entretien, il explique son sacrifice et critique l’attitude de son magasin durant cet épisode.

Cette prime exceptionnelle proposée par l’État et dont la mise en place reste à l’initiative des enseignes de la grande distribution est soumise à divers critères de versements. Elle est en fait souvent calculée au prorata du temps de présence en magasin. 

Lire aussi : Pourquoi tous les salariés de la grande distribution ne toucheront pas la prime de 1000 euros

Une prime de 1000 euros versée en fonction du temps de présence effectif

À cause de son absence, Zouhir ne touchera donc pas cette prime comme le précise Le Parisien. Cette prime sera intégralement versée aux salariés ayant travaillé en temps complet. De nombreux étudiants et salariés qui ont eu des vacances durant ce confinement subissent le même sort.

Cette injustice a de quoi interpeller les syndicats. “Son erreur, c’est d’avoir attrapé le Covid-19 et d’être absent du magasin depuis son hospitalisation” décolère Alain Sylvère Tsamas, délégué syndical Monoprix Gambetta, à Issy-les-Moulineaux tout en ajoutant “ »Même les directeurs de magasin ne comprennent pas. C’est une prime de la honte ».