Dans un nouvel épisode du podcast tête de gondole, nous avons eu le plaisir d’accueillir Johan Ricaut cofondateur (avec Antoine Cheul) de la start-up Shopopop. Entrepreneur de l’Ouest et entreprise basée à Nantes, ils ont fondé Shopopop actuel leader sur le marché de la livraison collaborative de courses et colis à domicile entre particuliers.

Nous avons reçu Johan alors même que nous apprenions qu’il avait levé des fonds d’un montant de 4 millions d’euros il y a seulement quelques jours. L’occasion donc de revenir sur cette actualité et les nombreuses ambitions de la start-up.

La start-up nantaise n’en est toutefois pas à sa première levée de fonds. Elle avait déjà levé 2 millions d’euros en octobre 2018 et 500 000 € en février 2018. Avec le soutien de nombreux investisseurs, Shopopop entend conquérir l’Europe après avoir conquis et déployé son service auprès de plus de 1500 communes dans toute la France et nouer des partenariats avec près de 650 magasins la grande distribution.

La start-up entend sortir de l’Hexagone et espère effectuer ses premières livraisons au Portugal, en Italie ou encore en Belgique au cours de l’année. Un plan de recrutement est prévu au cours de l’année 2020 afin de renforcer les équipes techniques, marketing, commerciales ainsi que des personnes en charge du support client.

La start-up travaille aujourd’hui avec la grande distribution alimentaire mais elle est également récemment disponible au sein d’enseignes de la distribution spécialisée telle que Bureau Vallée ou encore Eram. 

Shopopop, le covoiturage version livraison du dernier kilomètre…

Shopopop “est un service de livraison à domicile entre particuliers”. L’application qui revendique plus de 160 000 utilisateurs actifs “permet au client d’un magasin de la grande distribution de se faire livrer leurs commandes à domicile par l’intermédiaire de quelqu’un qui profite de son trajet quotidien” nous explique Johan, l’un des deux fondateurs de la start-up.

… et qui assure 100% des livraisons

Non ce n’est “pas qu’un simple argument commercial” assure Johan, Shopopop “assure 100% des livraisons”. “Ça peut paraître fou, mais la réalité des faits c’est qu’on assure 100% des livraisons qui nous sont demandées”.

Un service rendu possible et une réelle promesse de service garantit par une forte communauté autour de l’application mais également en offrant au client d’élargir ses créneaux de livraisons et d’étendre sa zone géographique. Le seul recours ultime est la livraison à J+1 nous explique avant de rajouter “que cela n’arrive quasiment jamais”.

se faire livrer avec shopopop

Le shopper, acteur de l’économie collaborative

Ce service, bien entendu, c’est le client qui le paie :”80% du montant de la livraison est reversée au particulier qui fait la livraison”. Le parallèle est rapidement fait avec le système de covoiturage où le client du service doit défrayer la personne pour le service rendu.

Le succès de cette application ne pourrait être possible sans ce travail “d’acquisition” de shoppers. Ces shoppers ce sont “des actifs qui profitent de leur trajet travail-domicile domicile-travail” pour rendre ce service : “on reste sur cette optimisation et l’intelligence de la mobilité” encourage Johan.

Aujourd’hui un utilisateur assure “6 à 9 livraisons par mois avec une gratification de 5 à 8 euros”. La gratification reçue par un shopper “n’est pas un revenu et n’a pas vocation à le devenir”.

L’application a encore un bel avenir devant elle. Elle corrèle sensiblement “aux nouveaux modes de consommation et aux nouvelles envies de consommer” et Shopopop veut s’inscrire au sein de ces entités “qui prônent la consommation locale et la consommation responsable”.

Le podcast dans son intégralité est à écouter ici.