Souvent critiquée pour les conditions de travail qui y règnent, la grande distribution n’en demeure pas moins un secteur offrant des perspectives de carrière à qui sait s’investir, et ce dans des métiers très variés. Évidemment, impossible d’évoluer dans ce secteur sans passer du temps précieux sur le terrain sur des missions très opérationnelles.

La contrepartie pour évoluer est telle. Il faut accepter de travailler beaucoup et souvent sous pression. Le lot des fonctions commerciales dont les performances sont dictés par les tableaux de bord et les chiffres. 

Être animé par la passion

Pour réussir dans la vente, la passion doit être un prérequis pour espérer gravir les échelons. Et qui dit passion, dit aussi transmission. C’est la mission des managers qui doivent faire aimer ce métier à leur équipe et les faire adhérer aux objectifs fixés.

Accepter les horaires à rallonge

Travailler en grande distribution et espérer ne pas travailler un 24 décembre paraît un peu compliqué. Ce secteur exige d’être là quand le consommateur est aussi là.

Dès lors que vous avez de fortes responsabilités, comptez sur des horaires très extensibles. Certaines enseignes déconseillent aujourd’hui de travailler au-delà de 50 heures, et certains managers sortent du système du “présentiel” qui consistait à rester parfois juste pour faire acte de présence. 

Un investissement à toute épreuve

En vérité, les enseignes ne demandent jamais à leurs salariés d’effectuer des horaires à rallonge. Sauf que les responsables sont souvent pris dans un engrenage imposant de fortes amplitudes horaires. Les imprévus, la tenue des rayons, l’instabilité des équipes sont le lot quotidien qui oblige souvent à s’investir et à donner de son temps. 

C’est un cercle vicieux. Si bien qu’il n’est pas impossible d’avoir des managers présents bien avant l’ouverture du magasin pour accueillir un nouvel arrivant dans une équipe et être là à la fermeture pour remercie ses équipes.

La formation bien représentée

Le secteur de la grande distribution a la réputation de bien former ses salariés. Et cela tend encore à se développer. La raison principale : la mutation du secteur et le besoin de transmettre les nouvelles pratiques commerciales surtout dans un contexte où le consommateur oriente de plus en plus ses choix derrière un écran.

Les personnels de vente sont également très bien formés afin de répondre aux exigences des magasins à améliorer leur qualité de service et de conseils auprès des clients. C’est un critère de choix et un critère différenciants face à la concurrence d’internet, toujours plus attractifs sur les prix.

Des salariés reconnus comme endurants et bosseurs

La grande distribution impose une telle exigence qu’elle fait de ses salariés des actifs très demandés dans certains secteurs d’activité. Travailler dans la grande distribution devient un faire-valoir sur un CV. Les salariés ont la réputation d’être endurants, bosseurs, exigeants et plutôt dotés d’une forte capacité d’adaptation, d’organisation. Les responsables du secteur sont également très prisés pour maîtriser les chiffres.

Pour les plus opiniâtres, le secteur de la grande distribution permet d’évoluer très rapidement. Certains profils peuvent devenir responsable de magasin ou directeur au bout de 5 années d’expérience. C’est un jeu d’opportunités, parfois de chance.

De la place pour les autodidactes

La grande distribution est un dernier secteur en France à favoriser l’ascenseur social. Il n’est pas rare de voir des patrons de magasins qui ont commencé en bas de l’échelle et qui ont gravi les échelons au fil des années et ce sans diplôme requis. Une règle : celui qui a des résultats peut être promu rapidement. Dans d’autres secteurs d’activités, c’est loin d’être le cas.

Exigence et mobilité

Les contraintes existent et l’exigence pour réussir dans ce secteur est très forte.

Souvent pour évoluer, la mobilité géographique fait partie des conséquences pour espérer grandir plus rapidement.

L’herbe n’est pas plus verte ailleurs

La grande distribution est très critiquée car elle est aussi très exposée. C’est un des premiers employeurs en France. On connaît presque tous quelqu’un qui travaille dans ce secteur.

Dans d’autres secteurs d’activités, les contraintes sont les mêmes : horaires, réunion à rallonge sans parler du “présentiel”, pratique très courantes également dans de nombreux métiers.

Certains diront qu’ils préfèrent être sur le terrain que d’être derrière un bureau.