Comme en novembre dernier, plusieurs enseignes de la grande distribution ont recours au chômage partiel en réponse au manque d’activité dans leur magasin. Une situation qui dure et qui inquiète certains salariés.

Plusieurs enseignes ont pris la décision en novembre dernier de placer leurs effectifs au chômage partiel. Casino, Monoprix, Carrefour ou encore Auchan notamment ont pris cette décision en réponse au manque d’activité dans leurs magasins, notamment sur les rayons non alimentaires.

En novembre dernier, la décision de fermer les rayons non essentiels avait incité certaines enseignes à placer une partie de leurs équipes au chômage partiel. Une première dans un secteur qui a le plus souvent besoin de bras pour soutenir son activité.

Des salariés chez Monoprix et Géant Casino au chômage partiel depuis octobre dernier

À ce jour, certaines enseignes ont prolongé et reconduit le chômage partiel. Chez Géant Casino et Monoprix, ce chômage partiel atteint « de 10 à 30% des heures habituelles » nous annonce certains salariés des enseignes concernées. « Depuis cette semaine chez Monoprix, on est à 20% », ajoute même une autre salariée de l’enseigne pour expliquer les mesures récentes.

Les salariés au chômage partiel sont nombreux et certains y sont depuis octobre dernier apprend-on : « chez Monoprix, notre chômage partiel est maintenu à 10% par solidarité avec nos collègues du textile qui ont dû fermer leurs rayons », nous explique l’un d’eux qui explique que malgré « de bons chiffres dans l’alimentaire, cela complexifie le travail, car nous avons 3h30 de présence en moins en magasin ».

Une des raisons qui expliquent ce maintien, ou prolongement, c’est principalement la baisse d’activité engendrée depuis le couvre-feu : « nous sommes au chômage partiel à 10% depuis mars. Cette mesure est reconduite jusqu’à fin avril pour le moment », nous explique une des salariées de l’enseigne qui confirme également être payé 100% du salaire.

Du côté d’autres enseignes, le chômage partiel est même plus conséquent : « au E.Leclerc Marché Bio de Saint-Grégoire nous étions à 40% de chômage partiel depuis la fermeture des centres commerciaux. Nous sommes passés à 30% quand le couvre-feu a été repoussé à 19h », nous explique un des membres du magasin.

Même constat pour des Espaces Culturel E.Leclerc concernés par les fermetures des galeries marchandes de plus 10 000 m2. De nombreux salariés ont été mis au repos forcés en attendant de nouvelles mesures.

La baisse d’activité des galeries marchandes réduit nettement l’activité des hypermarchés

Parmi les raisons de ce maintien du chômage partiel, la fermeture des commerces des galeries marchandes des centres commerciaux a eu raison des hypermarchés : « on constate une nette baisse de la fréquentation de la galerie commerciale », s’inquiète une salariée de l’enseigne Géant Casino qui explique par ailleurs que cela provoque une nette baisse sur l’hypermarché.

À contrario, si les magasins physiques perdent en fréquentation, l’activité est toujours aussi soutenue dans les drives. Définitivement, la grande distribution a changé en un an.