Ce mercredi 11 février 2021, Guillaume Garot a présenté une nouvelle proposition de loi contre le gaspillage alimentaire en commission des affaires économiques.

Guillaume Garot, député de la Mayenne, et auteur de la loi de 2016 contre le gaspillage alimentaire, a défendu plusieurs amendements renforçant la lutte contre le gaspillage sur l’ensemble de la chaîne alimentaire. Ils sont intégrés au projet de loi

« Le combat n’est pas terminé. Plus de 30 % de la production alimentaire mondiale sont jetées, perdu, gaspillé chaque année. Or, à l’horizon 2050, nous devrons nourrir 9 milliards d’êtres humains contre 7 aujourd’hui. Il faut donc faire reculer le gaspillage alimentaire, et je considère que sur ce sujet la France peut et doit montrer le chemin. La loi de 2016 est devenue une référence pour beaucoup d’autres pays, comme le Japon récemment. Mais nous devons aller plus loin » a déclaré Guillaume Garot.

Aujourd’hui, Le député socialiste veut renforcer le texte et faire de la lutte contre le gaspillage une grande cause nationale en 2021. Ce jeudi 21 janvier 2021, Le parlementaire a présenté ce projet de loi en commission.

Le contrôle des produits donnés par la grande distribution et une police alimentaire

La commission a validé le renforcement du contrôle de la qualité des dons d’invendus et l’obligation de mesure du gaspillage alimentaire pour les entreprises alimentaires. « Le problème aujourd’hui, c’est qu’il n’y a pas de contrôle. L’idée est de créer une police alimentaire avec les services de la répression des fraudes et ceux du ministère de l’Agriculture pour sanctionner la destruction de nourriture consommable, interdite depuis 2016 ».  A déclaré Guillaume Garot.

D’après le député mayennais, Les grandes surfaces ont joué le jeu. Cependant, les dons ne sont pas toujours de bonne qualité. C’est pourquoi il souhaite créer une police alimentaire chargée de traquer les commerçants qui donnent des produits de mauvaise qualité, mais aussi ceux qui jettent les invendus dans les poubelles sans les valoriser.

Une nouvelle politique quant aux dates de péremption :

La nouvelle proposition de loi de l’ancien ministre à l’Agroalimentaire propose également de supprimer les dates et la mention « à consommer de préférence avant le… » sur certains produits comme les pâtes, le riz ou les céréales. « La proposition que je soutiens est qu’il y ait des produits pour lesquels une DDM n’est plus nécessaire : les pâtes, le riz, les céréales… On ne ferait apparaître que la date de fabrication du produit. Il faut que le gouvernement se saisisse de la question et porte ce combat au plan européen», a-t-il rajouté.

L’alimentation au sein des programmes scolaires en suspens

En revanche, toutes les solutions préconisées par le député mayennais n’ont pas été retenues : « je regrette que l’article 2, qui rendait obligatoire l’éducation à l’alimentation dans les programmes scolaires du primaire au lycée, ainsi que la réponse apportée à la précarité alimentaire que constitue la proposition de Bons Pour Bien Manger, aient été refusés », a complété Guillaume Garot.

Cinq ans après, le député a également dressé un bilan de la loi de 2016. Cette première loi, que Guillaume Garot, a fait voter en 2016 mettait en responsabilité les grandes surfaces dans la lutte contre le gaspillage. Cette loi a rempli les objectifs puisqu’il y’avait eu davantage de dons des grandes surfaces aux associations de solidarité. Depuis le vote de la loi, c’est plus 23 % de dons aux Banques alimentaires, plus 24 % aux Restos du cœur. « Les grandes surfaces ont joué le jeu, il faut le saluer ». A-t-il estimé.