Les derniers jours ont été révélateurs, d’une part de la méconnaissance des politiques sur le rôle que jouent les enseignes de la grande distribution en France, et d’autre part que ces derniers avaient une vision totalement décorrélée du terrain. Les consommateurs ont besoin de la grande distribution, tout comme l’économie.

Une bonne fois toute. Qu’on en finisse.

Qu’on en finisse avec le distribashing, mots empruntés des discours politiques et totalement décorrélé de ceux des consommateurs.

Faut dire que le secteur est souvent tiré à boulets rouges. Méprisé ces derniers mois par les gilets jaunes. Méprisés par les écolo désireux d’une consommation plus juste, locale et responsable. Méprisés pour ses soupçons de pratiques indécentes envers les fournisseurs. Pointées du doigts et accusées de tous les maux de la terre, la grande distribution française n’est pas épargnée.

Cette fois, une fois de plus, elle est assise dans le box des accusés, tout droit désignée comme responsable de la mort des petits commerces et comme profiteur sans scrupule de la crise.

Pas loin de l’humiliation

Il aura fallu des années d’évolutions du commerce, en pleine crise sanitaire, pour se résoudre en 2020 à blâmer – encore et toujours – la grande distribution.

Depuis aujourd’hui, ce distribashing frise l’humiliation. Des rayons bâchés, des consignes incompréhensibles, des sourires moqueurs de l’étranger et des héros de la seconde ligne comme les petites mains de décisions politiques, on regretterait presque que le secteur a bâti une solide économie autour d’elle impliquant un vaste viviers de producteurs, de transporteur, de start-up. Et j’en passe.

700 000 salariés dans l’ensemble des magasins. Plus de 3 millions dans le secteur du commerce. La grande distribution au sens large est pourtant un poumon économique majeur indispensable à la croissance du pays et une terre d’innovation. Le secteur sera bien utile au moment d’assurer une dynamique au sortir de la crise.

Il est temps de dédiaboliser le secteur que le confinement de mars dernier avait commencé à faire.