C’est presque une date historique. Ce jour, un magasin a ouvert ses portes un dimanche après-midi mais avec un espace de vente dans son personnel habituel : personne en caisse, ni en rayon.

Ce midi au Géant Casino du quartier de la Roseraie à Angers les clients ont pu parcourir les rayons du supermarché et payer leur achat sans croiser de personnel. Ouvert le dimanche, le supermarché est ouvert jusqu’à 21h. Les caissières, elles, sont partis à 12h.Le magasin présente l’avantage d’être situé en centre-ville, sans galerie marchande à traverser.

Toutefois, l’absence de personnel présente des inconvénients. Les rayons vins et spiritueux sont fermés, la loi n’autorise pas la vente de boissons alcoolisées sans personnel présent. Les rayons métiers « traiteur », « marée » ou « boucherie » sont également fermés aux clients.

« Nous verrons à l’usage. Mais nous nous attendons plutôt à ce que les gens viennent faire des achats de dépannage et pas vraiment les grosses courses de la semaine », précise Luc Simon.

« Ça manque d’humain »

Un client au micro de TF1 reconnaît en effet que ça manque d’humain. Les clients peuvent déambuler et acheter en libre-service. Le paiement en caisse se fait aux caisses automatiques.

Une société externe assure le conseil avec des animatrices disposées aux caisses automatiques et quatre vigiles veillent à la sécurité du magasin.

On retiendra ce 25 août comme une date importante dans la grande distribution. Comparé à une révolution, seuls les supérettes et magasins de proximité restaient ouverts les dimanches. 

« En cas de souci avec l’une des caisses, il faudra plutôt utiliser la borne téléphonique reliée à un centre d’appels qui permettra de résoudre le problème », poursuit le directeur.

Des nouvelles attentes du consommateur… mais des inquiétudes

Cette ouverture fait forcément beaucoup parlé d’elle en France, d’autant que le secteur vit une profonde révolution et cherche de nouveaux leviers pour développer leur chiffre d’affaires.

Elle présente également une forte inquiétude de la part des salariés du secteur. Les 114 salariés du magasin craignent pour leur travail.

Le débat entre politiques, syndicats et enseignes risque d’être tendu ces prochains mois si tant est que d’autres enseignes prennent le pari de ces ouvertures. Car en fonction des résultats de ce premier test, d’autres initiatives pourraient avoir lieu en France…