Le spectre du confinement de mars dernier est bien réel. La possibilité d’un nouveau confinement est une option plus que possible pour stopper la propagation du coronavirus en France. La grande distribution, la seconde ligne, se prépare.

Nous l’avions déjà pointé le week-end dernier. Les réactions anticipées dans nos groupes de discussion annonçaient la couleur. La crainte d’un confinement est bien réelle et le spectre d’une nouvelle vague en magasin circule dans les rayons.

Le week-end dernier a déjà vu des signes indicateurs. De l’aveu de dirigeants de magasin, les magasins ont été le témoin la semaine passés des premiers achats de paniques pour faire face à la deuxième vague de l’épidémie. « Les chiffres confirment la tendance, mais on avait dû mal à l’attribuer au Covid aux vacances », précise ce manager qui « n’ose pas encore y croire ».

Des effets d’un reconfinement visible déjà le week-end dernier

Sur le terrain, les salariés confirment : « un nouveau confinement est clairement dans les starting-blocks », explique un manager d’un manager en regardant ses chiffres de la semaine passée, « les clients sont cinglés, ils font déjà des réserves », ajoute-t-il tout en complétant : « préparez-vous on va souffrir ».

Force est de constater que la nouvelle vague est bien plus proche qu’on ne le pense. Elle provoque déjà la peur parmi les effectifs : « nous avons déjà peur de revivre l’hystérie des gens, je ne vais pas tenir », raconte cette employée.

En effet, les premières annonces du gouvernement n’augurent déjà rien de bon. Malheureusement, la première comme la deuxième ligne risquent d’être une nouvelle fois au front. Considéré comme essentiel, le commerce alimentaire devra à nouveau contenir les assauts des consommateurs qui vont chercher à s’approvisionner en masse. « Nous allons revivre les scènes du covid19 », s’inquiète même ce boucher de métier, « nous sommes fatigués d’avance ».

Des achats d’anticipation sur les pâtes en octobre

Du point de vue du terrain, les enseignes s’organisent : « on reçoit à nouveau du gel hydroalcoolique et du savon pour les mains », explique cette employée comme pour annoncer que les entrepôts poussent leurs stocks du printemps dernier pour anticiper les éventuelles demandes.

Alors forcément, les produits de première nécessité sont aussi les premiers à être courtisé par les consommateurs. Largement consommée, la ruée sur les pâtes, qui avaient connu d’importantes ruptures de stock, a déjà constaté des achats d’anticipation. La marque Panzani a par exemple constaté avoir vendu 30% de produits en plus à la grande distribution au mois d’octobre, dixit le patron de la marque sur Europe 1.

Que cela ne tienne, les stocks sont là. Les réserves sont prêtes en cas d’un éventuel confinement dans les jours qui viennent.

La grande distribution a des stocks et nous avons des stocks également. Cette fois, nous serons beaucoup plus sereins. Les choses sont bien gérées. Il y aura suffisamment de blé pour assurer l’ensemble de la production.

Ruée sur les jouets de Noël

La deuxième vague ressemble forcément de près à la première. À un détail près. Les fêtes de fin d’années.

Les récentes prévisions que nous avions annoncées expliquaient une anticipation des achats, notamment sur les jouets de Noël. De l’aveu même de directeurs de magasin, les achats des jouets de Noël ont démarré bien plus tôt que les années passées.