Le coronavirus poursuit sa propagation. Le stade 3 va s’installer progressivement en France. Cette nouvelle phase consiste à limiter les conséquences de l’épidémie et de préserver le fonctionnement de la société. La grande distribution, fortement exposé, va elle aussi devoir s’adapter.

Le coronavirus circule sur l’ensemble du territoire et la France a déjà dépassé les 1000 cas. En conséquence, le gouvernement envisage dans un futur très proche de passer à une phase 3 afin de freiner la propagation du virus.

Si le gouvernement se veut rassurant face à cette propagation, la mise en place d’une phase 3 de l’épidémie pointe le bout de son nez. La grande distribution se prépare aux futures mesures de précaution imposées par cette phase.

«Au stade 3, il convient à la fois de freiner le virus (on continue de prendre des mesures pour freiner la progression de l’épidémie), mais en même temps de gérer les conséquences de l’épidémie de manière à préserver la vie sociale et la vie économique de la nation.» 

Olivier Véran, ministre de la Santé

L’épidémie en question au sein des supermarchés et des hypermarchés 

Car les enseignes de la grande distribution vont devoir s’adapter. Des plans de prévention et de lutte de cas de pandémie, inspiré de la pandémie grippale H5N1 et rédigé en 2011, servent d’appui actuellement à la rédaction des futures consignes.

Dans cette phase 3 le gouvernement peut “appeler à la mise en œuvre de mesures de distance de protection sanitaire: travail à distance, limitation des réunions et des déplacements, téléconférences”. Mais en grande distribution, le travail sur le terrain est essentiel pour une grande majorité des salariés.

Le gouvernement souhaite mettre en place une surveillance des prix afin d’assurer de la disponibilité des produits dans les rayons. Cette surveillance doit également permettre de détecter «des hausses de prix injustifiées sur des produits de première nécessité ou essentiels en cas de crise ou des ruptures d’approvisionnement», comme c’est le cas ces derniers jours sur les gels hydroalcooliques.

Par ailleurs, pour pallier à d’éventuelles pénuries de personnel dont l’activité est essentielle pour l’entreprise, le stade 3 permet le recours à d’autres effectifs pour pallier ces absences. Du « personnel d’autres entreprises; des jeunes retraités ou encore des étudiants ayant une expérience avérée de l’entreprise ou du milieu professionnel concerné » peuvent faire office de remplacement en cas de besoin.

Des mesures pour les salariés dans les magasins

Exposés, les professionnels de la grande distribution répondre pour certains à des mesures. Au-delà des affiches diffusées par mesure de prévention et à titre d’information, il est demandé à certains magasins placés dans des zones où le virus est présent de respecter certaines consignes.

« Pour le moment, une affiche de prévention mise sur le panneau d’affichage en salle de pause et l’initiative de mettre du gel hydroalcoolique à chaque caisse mais c’est tout ».

L’obligation de porter des gants

En plus des gels hydroalcooliques à disposition mise à disposition des salariés, des actions quotidiennes sont demandées pour prévenir de l’épidémie.

Une des premières mesures qui revient le plus souvent, c’est cette autorisation donnée hôtesse de caisse de porter des gants si elles le souhaitent.

Un autre membre de la communauté assure que « les caisses à moins de 10 articles sont fermées » afin d’éviter les nombreux contacts car ce sont des caisses avec énormément de passage. 

Une autre salariée commente :  « nous en caisse, nous avons l’obligation de désinfecter toutes les heures notre environnement, c’est-à-dire le tapis; notre écran en devant de caisse, le téléphone, barre de caisse, et bien évidemment nos mains »

 « Nous depuis le stade 2, nous avons l’interdiction de tout contact physique entre employés, ni bise, ni serrage de mains, ni rien ».

Tenir la distance avec ses collègues

D’autres mesures concernant les relations entre collègues sont exigées : « nous devons tenir une distance de sécurité entre collègue et clients »,  « il nous par exemple interdit de faire la bise ou serrer les mains ».

« Là nous avons l’interdiction de nous changer dans les vestiaires. Le magasin nous invite à venir et et repartir directement avec nos tenues sur nous. On nous impose aussi de désinfecter toutes les poignées de porte ».