Une petite décision pour la grande distribution belge, un grand saut pour les kangourous ! Les grandes surfaces alimentaires de Belgique ont décidé de ne plus proposer à la vente la viande de kangourou.

Figurant parmi les espèces animales les plus chassées au monde. Les enseignes françaises, elles, continuent à importer cette viande et à la proposer à leur client.

Chaque année c’était près de 630 tonnes de viande qui était destinée à la vente au sein de la grande distribution belge, soit 180 000 animaux. Le pays était d’ailleurs le premier importateur au monde de cette viande.

Les enseignes belges représentés par Carrefour Belgique, Makro, Cora, Match et Spar rejoignent Delhaize, Colruyt, Lidle et Aldi pour stopper cette commercialisation.

Mettre fin à une chasse cruelle

Les distributeurs ont aussi cette responsabilité forte. La pratique de chasse s’avère en effet très cruelle faisant aussi de nombreuses victimes collatérales. Plusieurs jeunes kangourous, proche de leur mère, se retrouvent parfois trop seuls pour survivre les condamnant à une mort certaine.

Parallèlement, ce sont aussi des pratiques de sécurité alimentaire qui sont dénoncées. Souvent découpés dans la nature, les cadavres sont ensuite acheminés dans des véhicules ouverts sans supervision sanitaire. De nombreuses analyses ont notamment révélé la présence d’E.coli et de salmonelle

La chasse commerciale fait aussi des victimes collatérales : chaque année, environ 800.000 très jeunes joeys (encore dans la poche de leur mère) et 300.000 moins jeunes (à même de se déplacer) sont abandonnés à une mort certaine ou massacrés

Ann De Greef, a directrice de Gaia

La France reste le 5 importateur mondial

Les enseignes françaises proposent toujours à la vente cette viande. 47 000 kangourous seraient ainsi tués chaque année pour satisfaire des consommateurs français, faisant ainsi du pays le 5ème importateur mondial.

La France est également avide de consommations exotiques. Le kangourou d’une part mais également le Zèbre figure parmi les produits consommés. Pourtant menacés d’extinction, les consommateurs ne semblent pas avoir encore pris conscience de leur responsabilité. Source : RTBF