Mauvaise nouvelle pour l’emploi. La direction d’Auchan Retail France a annoncé ce mercredi un plan de suppression de 1475 postes. Une organisation qui intervient en réponse « aux nouvelles attentes des consommateurs et des citoyens ».

C’est une direction qui ne surprend pas réellement. Depuis plusieurs mois, l’enseigne Auchan travaillait sur la suppression de plusieurs postes au sein de ses entités. Baptisé Auchan 2022, le plan visait à revoir les organisations et transformer son offre afin de s’adapter à la transformation que connaît le secteur.

Ce mercredi, la direction d’Auchan Retail France a annoncé la suppression de 1475 postes afin de répondre « aux nouvelles attentes des consommateurs et des citoyens », a indiqué la direction. Le plan devrait permettre au groupe de réaliser près d’1,1 milliard d‘économies.

« Après une première étape de mise en œuvre annoncée en janvier 2020, dont les premiers résultats sont tangibles, Auchan Retail France passe à la deuxième phase de son plan de transformation »

Le groupe Auchan dans un communiqué

Des créations d’emplois prévues et une accélération du digital

En réponse à cette nouvelle organisation, l’enseigne précise également que « le métier d’hôte et d’hôtesse de caisse n’est pas concerné par des suppressions d’emploi ».

L’enseigne poursuit donc sa transformation et vise adapter et réorganiser ses magasins, « de la chaîne marchandise et du service après-vente ». Auchan maintient également sa volonté de développer « la proximité digitale ». Cet axe devrait même permettre de créer 377 nouveaux emplois. Le groupe entend « doubler le chiffre d’affaires alimentaire en commerce digital » d’ici 2022.

Derrière ces suppressions, le projet Auchan 2020 porte des ambitions fortes : celle d’accélérer la digitalisation de l’offre et de mutualiser les métiers supports en hypermarché, format dont on sait les difficultés économiques.

« La digitalisation du service après-vente permettrait de renforcer l’autonomie du client dans la prise en charge et de répondre au recul du marché de l’électronique grand public, qui a entraîné la baisse d’activité du SAV de 45 % en dix ans », annonce le groupe dans ce même communiqué. Cela « entraînerait la fermeture de 9 des 11 centres de réparation et la suppression des accueils SAV  hypermarché ».