Son statut de papa a donné des idées à Jérémy Strohner, actuel Directeur Général de Yooji. C’est avec beaucoup d’enthousiasme qu’il a décidé de rejoindre l’aventure de l’entreprenariat afin de révolutionner un marché complexe, celui du baby food.

Yooji, c’est une PME bordelaise créé en 2012 qui a pour ambition de « révolutionner l’univers du baby-food en proposant aux parents la meilleure alternative possible au fait-maison » nous explique Jérémy. « L’idée vient de deux passionnés qui ont eu pour ambition de proposer une alternative saine aux parents qui avaient des difficultés à faire leur purée maison, et qui n’avaient pas envie de leur donner des produits industriels ».

La mission est forte et ambitieuse : «Eduquer les enfants et les tout-petits au vrai goût des aliments »

« L’idée provient de deux passionnés qui ont eu pour ambition de proposer aux parents qui galèraient le soir à faire leur purée maison pour leurs enfants et qui n’avaient pas envie de leur donner des produits industriels, de recomposer des purées maisons ».

Un marché du baby-food à 500 millions d’euros

Le marché sur lequel se positionne Yooji est celui du baby food, un marché sur lequel il y a eu assez peu d’innovations ces dernières années. Les produits Yooji proviennent d’une « idée un peu folle » sourit-il, un marché de 500 millions d’euros « dominés surtout par des grands acteurs de l’industrie agroalimentaire ».

Le marché est actuellement en proie à « une légère décroissance structurelle » insiste Jérémy car « les parents abandonnent les solutions industrielles pour cuisiner eux-mêmes à la maison ». Le « marché est gros mais complexe car en perpétuel recrutement de consommateurs ».

En plus de cela, l’agroalimentaire à destination des bébés et des tout-petits « est compliqué en terme de normes ». Yooji répond à des problématiques techniques importantes.

Une proposition produit très très proche du fait maison 

« Yooji ce sont des petits palets surgelés bio de légumes, de poissons, de viandes, de fruits qu’on peut donner à ses enfants ». Des produits aux propriétés organoleptiques et nutritionnelles évidentes et qui prennent peu de temps à préparer. Dosé par galets de 10 à 20 grammes, un intérêt doublement important puisque le format permet à la fois de l’adapter en fonction du poids et de l’âge de l’enfant, mais également d’éviter le gaspillage alimentaire.

Le packaging du produit affiche un « tableau de recommandations afin d’aider les parents à doser parfaitement en fonction du besoin de l’enfant ».

Avec des fruits et légumes « uniquement bios et arrivés à maturité », l’entreprise maîtrise entièrement sa production.

Un des enjeux pour la marque « est d’installer des congélateurs au sein même des rayons ». Un travail de pédagogie auprès des acteurs de la grande distribution, des acheteurs, des chefs de rayons. Cet enjeu est complété « d’un enjeu catégoriel » dans un marché en décroissance de 1 à 2% par an.

Le drive comme moteur de croissance

Uniquement présent auprès d’environ 400 points de vente en France, 90% de la marque est vendu en GMS assure l’entrepreneur. Les ventes sont assurées par les supermarchés mais également par les drives, un « circuit sur lequel la marque est particulièrement performant ». 

Ce canal du drive est d’ailleurs un « canal stratégique » pour l’entreprise. Le drive « lève la contrainte du congélateur dans le rayon ». On est directement dans le bon rayon, en tout cas « virtuellement ». 

Notre ambition est d’être clairement dans tous les drives de France

L’entreprise affiche de forte ambitions pour les cinq années à venir. Avec ses 40 salariés, l’entreprise enregistre 2 millions d’euros de chiffre d’affaires et cherche à atteindre les 20 millions d’euros afin de figurer parmi les gros acteurs du secteur. Une croissance qui sera permise notamment par des « investissements média » et des efforts en communication. Yooji sera « la meilleure alternative au fait maison » assure le Directeur Général de la marque.