En difficulté, l’enseigne Cora prévoit de supprimer 1077 emplois dans les prochains mois. Une décision fatale qui inquiète les salariés d’autant que l’enseigne souhaite redéfinir leur contrat afin qu’ils soient plus flexibles et plus polyvalents.

La grande distribution est en proie à de grandes difficultés financières. Après Carrefour, Auchan, Casino, c’est une autre enseigne intégrée qui menace sur l’emploi du secteur. 

Cora, qui possède 61 hypermarchés en France, envisage la suppression de plus de 1000 emplois suite à un désaccord avec les syndicats qui ont refusé une modification de contrat définissant les contours des contrats de travail afin d’imposer plus de flexibilité et de polyvalence. Les salariés de l’épicerie, du non alimentaire et des caisses sont concernés. Au total ce sont 7620 salariés. 1077 d’entre eux l’ont refusé à date explique LSA.

Sauf que… tous les salariés refusant cette modification s’exposent à un licenciement. Pour rappel, cette procédure est tout à fait envisageable pour une entreprise depuis la la loi Travail de 2017 qui permet à un accord majoritaire de modifier le contrat de travail. Les salariés qui refusent cette modification peuvent être licenciés.

De grandes difficultés financières

Ce plan de licenciement est la conséquence d’une baisse de chiffre d’affaires. Le groupe a en effet vu son chiffre baisser de 19% entre 2011 et 2019. 3000 postes ont disparu sur la même période.

Au sein de l’avenant, l’enseigne cherche à imposer plus de flexibilité afin de pallier des besoins ponctuels ou des pics d’activité. Cela passe notamment par une modulation des horaires et de la polyvalence en échange de primes. Ainsi un salarié peut voir son emploi du temps varier entre 37,5 et 42 heures d’une semaine à l’autre. Un délégué syndicat explique toutefois que cette modulation est rééquilibrée sur un mois. Une prime de modulation de 40€ est reversée chaque mois.

En refusant cet avenant au contrat, les salariés se risquent à un licenciement. Cora explique toutefois qu’elle mise sur le repositionnement des salariés au sein de leur magasin.

(Source : LSA)